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mercredi 25 avril 2012

CD faut-il cédé ou s'aider ?!

Et bien oui le CD doit-il cédé sous la pression des majors ? Telle est la grande question du moment !

L'autre jour je lisais dans un quotidien que les stores Orange se défaisaient de leurs rayons CD/DVD, bon il faut rappeler qu'il y a quelques années City Disc avait vendu ses magasins à l'opérateur Orange, dès lors on pouvait retrouver dans certains endroits des nouveaux shops vendant de la téléphonie, de la musique ainsi que des DVD.

Maintenant c'est chose faite, Orange ne vend plus rien d'autres que leurs abonnements et toutes autres formes de supports liés à la téléphonie mobile.

Disons que l'opérateur à fort bien raison de rester dans son secteur principal mais il était tout de même un acteur assez important (en Suisse) pour le disque malgré des prix souvent hauts.

Alors que reste t'il sur la Romandie pour trouver et écouter ces disques, pas grand chose mise à part la Fnac qui a décidé aussi de réduire ses rayons de disques, donc il faut essayer de trouver une autre source de fournisseurs qui sont les petits disquaires spécialisés mais jusqu'à quand ?

Amazon est devenu une des références incontournables pour l'acheteur de cd, il y a aussi d'autres "sites" vendant de la musique tant sur un support physique que virtuel mais que reste t'il du précieux conseil du disquaire qui nous expliquait comment l'enregistrement avait été fait, comment le groupe s'était composé, pourquoi ceci et cela, etc...

Il nous faut aujourd'hui puiser sur le net pour trouver des infos sans échanger une seule parole, c'est un peu navrant d'autant plus que ça n'aide pas à véhiculer l'image ou les idées des groupes/musiciens qui sont pourtant les plus intéressants.

Dès que l'ère du CD aura fini sa mutation en support virtuel nous n'aurons plus la possibilité d'aller acheter un disque chez un disquaire physique, il sera virtuel à tous les niveaux et l'avenir proche va nous le faire vivre sous peu hélas.

Le CD est encore vivant, essayons de le faire vivre, allons chez le petit disquaire du coin et discutons des oeuvres afin qu'elles ne deviennent pas des reliques !

lundi 24 octobre 2011

Swiss High End 2011, du Vinyle aux Serveurs !

Le Swiss High End de Zurich s'est déroulé sur 3 jours "21-23 octobre", il a fait la part belle à deux genres d'écoutes, l'une de type analogique avec beaucoup d'installations employant des platines vinyles, il y avait aussi des serveurs numériques dans pratiquement toutes les démos.

Peut-être est-ce le vinyle qui m'a incité à rester plus longtemps dans les salles de démos car ce qui fut le plus étonnant cette année c'est que si des écoutes étaient bonnes ou moins bonnes ce fut "grâce" aux vinyles.

Les principales installations qui m'ont fait plaisir à entendre étaient la totale Ear Yoshino, hp Primary Driver, Préamp 912, blocs mono 509, platine Verdier. C'était une écoute pleine avec une belle profondeur, timbres superbes, une écoute tout en délié sauf quand ils sont passés au serveur musical rendant l'écoute analytique et froide.

Studer avec son magnéto à bandes professionnel mis sur un pré et blocs mono "marque ?" avec hp "marque ?", oui oui je sais c'est pas terrible comme description mais par contre ce qui pourrait "m'excuser" serait que l'écoute était superbe sur une copie de bande master d'Hôtel California, la voix, la scène sonore, le réalisme étaient au rendez-vous, de fait je ne me suis même pas intéressé à regarder quelle marque faisait chanter cet ensemble, comme quoi quand l'esprit est "pris" par la justesse des notes le reste devient superflu.

Bonnes sensations avec l'ensemble Nagra, pré PLL, Blocs mono 845, Cd intégré avec converto pro, Hp Sonus Faber Amati Futura, là pour une fois j'ai pu "enfin" entendre les 845 chanter car auparavant ce fut toujours une désillusion, cet ensemble sonnait très bien, fruité, enjoué, bonne présence par contre l'image sonore n'était pas très haute et manquait d'ampleur mais Nagra sait faire du son, cette facilité à se retrouver face à une scène sonore cohérente digne du concert.

Autre bonne musique chez Soulutions avec son intégré qui doit peser une tonne et son cd intégré aussi, pour la petite pièce c'était une très belle démo même si les premiers plans sonores étaient un peu trop mis en avant, médium/aigu de très belle facture entre autres. A relever que l'écoute se faisait à même pas 2mètres des hp, no comment.

Déception chez Einstein qui n'avait pas réussit son association pièce/hp Marten, c'était un peu criard, à revoir ou à entendre ailleurs car le potentiel de cette marque est absolument magnifique, sûrement une des marques les meilleures sur le marché du tubes.

Enorme son chez Canton avec leurs colonnes Reference 1.2 DC, je ne prend pas 4 chemins pour dire que le grave était phénoménal, la dynamique fulgurante à un point de se demander si les murs allaient tenir, une démo monstrueuse qui avait au moins le mérite d'être amenée uniquement dans l'esprit "je vous envoie la sauce mais la musique n'est que secondaire".

Alarme chez Focal avec les Grandes Utopia III, ampli KR Konzillia, serveur musical ?!, là c'était la démo qui m'a laissé pantois, une pêche énorme, un niveau d'écoute énorme, une démo qui se voulait énorme et bien c'était tout sauf bon, ils cherchaient du démonstratif et bien c'était anti-musical à souhait, juste pour faire un gros bruit avec les oreilles qui partaient en vrilles tellement ce fut sec.

Quand on connait la capacité des Utopia à servir la musique on peut volontiers se dire qu'il y a eu une "petite" erreur d'interprétation ce jour là.

Pour résumé dans l'ensemble il y a eu des bonnes écoutes mais surtout les moins bonnes ont été faites quasiment avec l'aide "très" active de ces fameux serveurs dits "musical", je réitère ce que je pense c'est anti-musical, c'est démonstratif, relativement froid, très précis, très péchu mais mon dieu où est la musique !

Voilà qui est dit, par contre je reste ouvert à toutes évolutions de ceux-ci car il y a une bonne marge d'amélioration !

Musique et serveur forment un ensemble très convivial à manipuler mais servant peu les notes de bon goût.

jeudi 19 mai 2011

Le vinyle, le CD, la dématérialisation, chronique d'un support sans âme !


L’histoire de la reproduction de la haute fidélité est ancienne mais pas autant que ça puisque c’est dans les années 70 qu’elle connait son apogée.

Tout commençait avec un tourne disque 78 tours au grésillement et au souffle prédominants sortant de cette fameuse trompe « horn » que Thomas Alva Edison faisait sa renommée, en 1946 le premier disque 78 tours voyait le jour, ensuite ce fut le vinyle en 33 et 45 tours qui prenaient l’ascendant, la stéréo venait un peu plus tard.

La technologie de reproduction en analogique était très bonne dans les années 80 mais un nouveau marché commençait à s’ouvrir, c’était le numérique avec les CD qui débuta, ce fut un départ qui n’était pas celui espéré, le prix des CD était très cher face au Vinyle, pratiquement le double de prix pour une performance musicale bien en deçà.

Le CD se voulait plus pratique, plus accessible dans son format et surtout au son très pur, rhétorique si bien connue et si bien répandue pour amadouer l’audiophile/mélomane en quête de nouvelles technologies.

Bref 30 ans plus tard le CD vit ses dernières années car l’heure est à la dématérialisation, celle-ci est prônée par les majors qui veulent avoir plus de rentabilité sans les contraintes, fini de passer au travers des revendeurs, fini aussi de produire le CD, le support est mort, vive le Roi !

Alors nous les consommateurs, que devons-nous comprendre, c’est simple il nous reste plus qu’à « subir » la dématérialisation et « survivre » avec nos Vinyles et/ou CD car si le Vinyle n’est plus à « attaquer » pour ces grandes qualités musicales, l’écoute d’un CD est devenue de plus en plus musicale, ceci en grande partie grâce aux convertisseurs et au jitter mieux maitrisé.

Normalement la dématérialisation devrait coûter nettement moins cher = prix d’un disque puisqu’il n’y a plus de support et d’intermédiaire, apparemment c'est loin d'être le cas, l'autre point gagnant est la qualité de l’enregistrement car nous pouvons directement dowloader/copier la bande master ou tout simplement une copie de très grande pureté puisque nous n’avons plus les risques d’erreurs de lecture et les encodages de rattrapages du CD.

Qu’en est-il justement ?

A ce jour je n’ai pas encore entendu « chanter » un serveur de musique, que ce soit du Naim, Olive, Logitech, Linn par exemple, de quoi cela vient-il ?

Serait-ce la conversion de qualité moyenne ou tout simplement d’une attente trop grande de ma part qui par déduction « simpliste » me dit que si il n’y a plus d’erreur nulle part et que les données numériques sont pures « bande master » cela doit faire un écart considérable entre un très bon lecteur de CD et un serveur moyen !?

Je dois surement faire fausse route, la même lorsque j’ai vendu tous mes vinyles + ma platine pour acheter une bête numérique hors de prix afin de me mettre au CD, quelle désillusion, c’était le début des années 80.

jeudi 18 novembre 2010

Facebook, Serveur, le même look et tu book !

Facebook qui ne connait pas LE réseau social liant les personnes sur un serveur (même plusieurs) aux autres par la technologie internet  ?

Alors me direz-vous pourquoi un blog dédié à la Hifi/High End parle de Facebook ? Et bien tout simplement que la similitude devient de plus en plus flagrante avec l'évolution de la technologie numérique..... c'est la dépendance !

Nouvellement arrivé sur les stands et chez certains Audiophiles-Mélomanes c'est le serveur musical qui prend peu à peu ses nouvelles racines, nous appelons ceci la dématérialisation, les cd ne sont plus à l'ordre du jour, tout est ripé dans ce fameux serveur musical, tout est téléchargé depuis le net sous différents formats "Flac, Wma lossless, etc...", finit le fameux support audio et ses rangements.

Sommes toutes le vinyle avait plus ou moins disparu face au CD numérique mais malgré tout, le plaisir de "toucher" le support, de le mettre sur la platine, d'appuyer sur play est resté un peu le même, toutefois la qualité sonore a dû attendre plus de 20 ans pour se hisser quelque peu à la hauteur du vinyle "Ah le progrès quand tu nous tiens" !

Maintenant que se passe t'il avec la dématérialisation ? Pas grand chose à mon sens si ce n'est le perpétuel refrain commercial, vous savez tous combien il est agréable d'entendre dire que cette nouvelle technologie est bien supérieure à celle du cd et bien nous voilà bien contents, nous n'en demandions pas tant mais au fait à l'écoute c'est vraiment meilleur ?

La réponse déjà toute faite : Bien sûr mais ça dépend de l'enregistrement et du convertisseur emmené !

Incroyable mais vrai on retombe dans la même "dynamique" commerciale.

Je ne dis pas que la dématérialisation n'est pas une bonne solution ou une mauvaise, je pense que les avantages sont le stockage malgré tous les risques que cela comporte, ensuite il y a l'accessibilité des morceaux "plus besoin d'aller chercher ses disques bien rangés", après il y a le côté fun "un écran tactile avec de belles photos" par contre la qualité sonore sera hissée un peu plus en arrière plan au vue de tout ceci.

Pour la corrélation avec Facebook c'est simple, tu restes chez toi derrière ton pc, tu recherches tes morceaux de musique, tu discutes en ligne avec tes copains Audiophiles-Mélomanes sur des forums pour connaître si le disque est bon à l'écoute ensuite tu download ton morceau, tu le références, tu écoutes, tout ceci sans quitter ta chaise ni ton écran avec ta bière à la main "gauche" et tu fais partager ta joie avec ton réseau social sur Facebook "j'aime"

Voilà un peu de quoi va ressembler "dans un avenir assez proche" la vie d'un Audiophile à technologie avancée, de fait les disquaires ne seront plus de notre univers, la Fnac n'aura plus que quelques titres en vente "du gros box office" et les Audiophiles seront bien tranquillement chez eux pour continuer à riper leurs grandes collections de cd.

Facebook est le nouveau miroir de notre société, on cherche moins le contact "physique" mais plus le virtuel car il est nettement plus accessible, on cherche de nouvelles choses, de nouvelles expériences sans la contrainte de devoir se déplacer.